Collectif du Vallon

 

 

 

 

 

Actualité diverse

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Les nouvelles d’octobre 2020 du collectif du Vallon-Big Marcillac is watching you ?

 

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Pourquoi lever les yeux ?

Par l’association Lèves les yeux

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Il se vendait en 2017 environ 50 smartphones par seconde dans le monde, soit 4,3 millions par jour, 130 millions par mois et plus d’1,5 milliards par an. Depuis que vous lisez cette page, il s’en est déjà vendu plus de 1 500… C’est en Chine qu’on trouve le plus grand nombre d’utilisateurs de smartphones (713,31 millions) devant l’Inde, les États-Unis, le Brésil et la Russie. Avec 42,4 millions d’utilisateurs de smartphones, la France se situe à la onzième place mondiale. En 6 ans seulement, on est passé de 17% de Français équipés à 73%.

(…)

Le temps d’écran des Français a littéralement explosé depuis une dizaine d’années pour occuper désormais les deux tiers du temps éveillé en moyenne. En 2012, il était d’environ 5h40 en moyenne par jour. En 2019 il atteint un peu plus de 10h, et jusqu’à 11h45 pour les 16-24 ans (ou 13h30 si l’on cumule les différents écrans !) selon les chiffres du baromètre de la santé visuelle 2019 – OpinionWay pour l’AsnaV. Pour rappel, les journées comptent environ 16 heures éveillées…

(…)

Un quart des étudiants français passent plus de 6 heures par jour sur leur smartphone et 4 étudiants sur 10 se disent incapables de se passer de leur smartphone pendant une journée. Ce constat d’impuissance constitue la définition de l’addiction, qui « se définit comme la dépendance d’une personne à une substance ou une activité génératrice de plaisir, dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté. Elle est probablement liée à une libération d’endorphines dans la circulation sanguine en rapport avec le plaisir procuré, c’est d’ailleurs ce qui la différencie du comportement obsessionnel compulsif. » (def.)

(…)

L’étude des usages montre que le smartphone est devenu le premier support d’accès à Internet, et qu’il se différencie des autres supports par la prééminence du divertissement et de la communication (…) A la différence de l’ordinateur ou de la tablette, les smartphones sont utilisés principalement pour des applications de communication et de divertissement, au premier rang desquelles les réseaux sociaux, les messageries instantanées, les jeux et les vidéos.

(…)

90% du temps mobile est passé dans les applications (Flurry Yahoo). En 2017, 197 Milliards d’applications ont été téléchargées, avec en première place les applications de jeux

(…)

Les concepteurs de ces trois produits embauchent des neuropsychiatres pour les aider à façonner des mécanismes cognitifs d’addiction. Indépendamment des injonctions à l’équipement en smartphone et à son renouvellement, on trouve donc aujourd’hui un ensemble de techniques de captation de l’attention (la « captologie » regroupe ces techniques, racontées notamment par Tristan Harris, ancien employé de Google, au sein du Center for Humane Technology). D’un côté de l’écran, des équipes composées d’ingénieurs, de spécialistes marketing et de neuroscientifiques experts dans l’art de la captation de l’attention. De l’autre côté, des personnes de plus en plus jeunes et de plus en plus seules, en quête de shoots de « dopamine ».

(…)

Pour l’usager, cela se traduit par le renseignement obligatoire des informations de paiement, le renouvellement automatique de ces paiements, des algorithmes de recommandation, des moteurs de recherche auto-complétifs, par le déclenchement automatique des vidéos, la suggestion automatique des contenus, l’intégration automatique de publicité, les systèmes de notifications PUSH, le scroll infini, etc. Ces innovations fonctionnelles ont toute en commun de réduire l’activité consciente des usagers, au prétexte de lui faciliter la vie. C’est l’effet « pilote automatique ». Cette automatisation permet en outre la remontée continue des données qui sont ensuite valorisées pour du ciblage publicitaire.

(…)

Il y a d’abord la nocivité sur le développement neurologique des enfants. Le cerveau est une matière malléable et en formation jusqu’à 25 ans environ. La surexposition aux écrans a des conséquences visibles sur la formation physiologique du cerveau, et fait peser sur nous une menace anthropologique planétaire. Michel Desmurget recommande de ne pas mettre en contact nos enfants avec un écran avant 6 ans (et surtout pas de smartphone), et le moins possible après… C’est aussi la recommandation de l’Organisation Mondiale de la santé.

Ces retards dans le développement neurologique se traduisent par des troubles de l’attention, une prévalence de l’obésité et des retards de langage (lire Michel Desmurget, la Fabrique du crétin digital), sans parler de la nocivité des ondes sur la mémoire figurale des enfants qui correspond à la dimension spatiale de la mémoire ;

(…)

On observe également une réduction de nos facultés cognitives déléguées aux outils numériques, en particulier notre mémoire, notre vue (Voir le baromètre annuel de la santé visuelle réalisé par Opinion Way pour l’ASNAV, dont les chiffres sont chaque année plus alarmants), notre capacité de concentration (Voir Bruno Patino, La civilisation du poisson rouge), ;

La surexposition aux écrans influe aussi grandement sur notre sommeil (Voir l’étude publiée par Santé publique France le 12 mars 2019 et l’article dans Nature) avec une baisse en qualité et en quantité de sommeil. Nous avons perdu en moyenne 1h30 de sommeil en 50 ans, pour atteindre 6h42 de moyenne en France en 2019, et l’une des principales causes de ce phénomène est le temps d’écran (Étude Santé publique France du 12 mars 2019).1

Plus largement on constate une érosion générale de nos capacités d’attention et de concentration, avec des conséquences dramatiques sur la convivialité, l’empathie et in fine notre aptitude au bonheur individuel et collectif.

(…)

Une baisse de l’empathie en raison de la réduction des « connexions humaines », qui nous déshabituent des émotions humaines « dans la vraie vie ». Sherry Turkle évalue cette baisse à 40%. Professeure au MIT, elle a étudié pendant 30 ans l’impact des technologies sur les jeunes, et a démontré une baisse de 40% de l’empathie sur une cohorte d’étudiants américains, directement liée à la hausse des usages numériques. (Lire Sherry Turkle, « Seuls ensemble », Éditions de L’Echappée, 2015).

(…)

Le bien être des individus est mis à mal par l’usage intensif des réseaux sociaux, qui substituent des relations humaines fondamentales au bien-être par des relations virtuelles, et érodent l’estime de soi à force de comparaison permanente. Lire notamment les études et articles publiés par la chercheuse américaine Jean Twenge : http://www.jeantwenge.com. Selon elle,  « le nombre d’adolescents américains qui voient un ami au moins une fois par jour a baissé, entre 2000 et 2015, de… 40% ».

(…)

La démocratie en danger : la prise de pouvoir des entreprises du numérique explique aussi la désaffection du politique et notre difficulté à nous engager collectivement, sans parler des difficultés des Etats à rétablir la balance. Soyons conscients de leur pouvoir pour ne pas abandonner trop vite notre souveraineté… Aldous Huxley nous mettait en garde contre l’asservissement volontaire par le divertissement en 1931… Comment s’engager si l’on est distrait constamment ?

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ANSES (Agence sanitaire française) :

10 années de rapports sur les  effets des basses fréquences, radiofréquences et hyperfréquences artificielles

par le collectif du Vallon

 

Lire ici en PDF

 

Ce panorama commence en 2009 en raison des conflits d’interêts qui ont rendue nulle et non avenue l’expertise de cet organisme entre 2002 et 2009 sur la téléphonie. Les détails ici : https://ccaves.org/blog/fabrication-du-doute-des-industries-des-telecommunications-et-conflits-dinterets/

ou page 60 du dossier de synthèse ci-dessus.

 

Introduction :

Rapports de L’AFSSE (ANSES) France en 2003 et 2005. Rapport de l’IGAS qui dénonce les liens entre experts et industrie : un lien direct et un lien indirect (p.45 livre Forget).

Guy Paillotin, Président du conseil d’administration de l’AFSSE, dénonce au Sénat cette situation : « Je vous admire d’avoir encore de l’espoir en l’Afsse, pour ma part, mon propos sera teinté de désillusion. (…) L’expertise de l’Afsse sur la téléphonie mobile n’a jamais suivi, ni de près ni de loin, les règles que l’Afsse s’est fixées à elle-même ; donc c’est une expertise que je considère, en tant que Président du Conseil d’Administration, comme n’existant pas, n’étant pas le fait de l’Afsse (…). Vous allez me dire que c’est terrible. Eh bien, c’est tout le temps comme ça. Le CA fixe des règles (…) mais comme partout ailleurs, eh bien, on s’assoit dessus. (…) Peut être que l’expertise ressemblera de plus en plus à de la télé-réalité (…) J’ai indiqué récemment (…) que nos expertises ne tenaient pas devant une expertise juridique. » (p. 46 livre Forget)

André Aschieri, député vert qui a fondé l’AFSSE : « Le premier rapport sur les antennes-relais et les portables a été un échec (…) parce que l’étude a été financée en partie par les opérateurs, d’entrée notre volonté d’indépendance était battue en brèche » (p. 51 Forget).

 

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Ne laissons pas s’installer le monde sans contact
Appel au boycott de l’application Stop-COVID19

 

Co-signé par les collectifs aveyronnais d’information sur les objects connectés et champs électromagnétiques artificiels, publié sur Médiapart et Terrestres, et Reporterre

Lire ici

Tant de gens parlent du « jour d’après », de tout ce qu’il faudra accomplir et obtenir
après le coronavirus. Mais au-delà des maladies et des deuils de chacun, dans quel
état y arriverons-nous collectivement ? Dans quel état psychologique ? Dans quel
Etat politique ? Avec quelles habitudes relationnelles ? Initié par le collectif Ecran
total et un groupe de travail (sur le numérique) de l’organisation espagnole
Ecologistas en accion, ce texte soulève le risque que les bonnes résolutions pour le
jour d’après soient déjà neutralisées par l’accélération en cours de l’informatisation
du monde. Il propose un boycott massif et explicite de l’application Stop-COVID19
qui sera mise en place au mois de mai. Cette application de traçage des smartphones
est présentée ici comme le symbole de la fascination et de la dépendance générale
envers la technologie. Fascination et dépendance qui assurent la perpétuation de
l’ordre politique existant et de notre trajectoire vers la destruction écologique.

(…)

1. Ces jours-ci, il semble que de nombreuses personnes laissent leur smartphone chez elles, quand
elles quittent leur domicile. Nous appelons à la généralisation de ce genre de geste et au boycott des
applications privées ou publiques de traçage électronique. Au-delà, nous invitons chacun et chacune
à réfléchir sérieusement à la possibilité d’abandonner son téléphone intelligent, et de réduire
massivement son usage des technologies de pointe. Revenons enfin à la réalité.

2. Nous appelons les populations à se renseigner sur les conséquences économiques, écologiques et
sanitaires du déploiement planifié du réseau dit « 5G », et à s’y opposer activement. Plus largement,
nous invitons chacun et chacune à se renseigner sur les antennes de téléphonie mobile qui existent
déjà près de chez soi, et à s’opposer aux installations de nouvelles antennes-relais.

3. Nous appelons à une prise de conscience du problème de la numérisation en cours de tous les
services publics. Un des enjeux de la période d’après-confinement (ou des périodes entre deux
confinements ?) sera d’obtenir que des guichets physiques soient encore ou à nouveau disponibles
pour les habitants des villes et des campagnes, dans les gares, à la Sécurité sociale, dans les
préfectures et autres administrations. Des batailles mériteraient d’être engagées pour la défense du
11Rappelons simplement que selon une étude publiée dans le journal scientifique The Lancet en 2017, la pollution de l’eau, de l’air et des sols tue 9 millions de personnes chaque année
(https://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/10/20/la-pollution-responsable-de-9-millions-de-morts-dans-le-mondepar- an_5203511_1652666.html). service postal (essentiel par exemple à la circulation d’idées sans numérique) et le maintien d’un service de téléphone fixe, bon marché et indépendant des abonnements à Internet.

4. Une autre bataille essentielle pour l’avenir de la société est le rejet de l’école numérique. La
période critique que nous vivons est mise à profit pour normaliser l’enseignement à distance par
Internet, et seule une réaction d’envergure des enseignants et des parents pourra l’empêcher. Malgré
toutes les critiques qu’on peut faire de divers points de vue à l’institution scolaire, la période
actuelle devrait illustrer aux yeux d’un grand nombre qu’il y a du sens à apprendre à plusieurs et
qu’il est précieux pour les enfants d’être au contact d’enseignants en chair et en os.

5. L’économie n’est pas et n’a jamais été à l’arrêt ; les conflits sociaux ne doivent donc pas l’être
non plus. Nous soutenons toutes celles et ceux qui se sentent mis en danger, du point de vue de la
santé, à leur poste de travail habituel ou dans leurs déplacements. Mais nous attirons aussi
l’attention sur les abus et les souffrances dans le cadre du télétravail, à domicile. Certains d’entre
nous dénoncent l’informatisation du travail depuis des années ; il est clair que l’extension du
télétravail contraint est un processus à endiguer par de nouvelles formes de luttes, de boycott, de
retrait.

6. Du point de vue économique, les mois à venir s’annoncent terribles. Un appauvrissement très
important des populations est possible, au même titre que des effondrements bancaires et
monétaires. Face à ces périls, il nous faut penser à comment manger et comment cultiver des terres ;
comment s’inscrire dans des réseaux d’approvisionnement de proximité, et comment étendre ces
possibilités au plus grand nombre ; comment soutenir les agriculteurs qui produisent de la nourriture
saine près de chez nous et comment aider d’autres à s’installer. Ce que nous avons dit plus haut
explique pourquoi nous pensons que le recours à la technologie de pointe pour faire tout cela n’est
pas une solution humaine et pérenne.

7. Enfin, il va nous falloir défendre les moyens de nous rencontrer physiquement, inventer ou
retrouver des lieux de discussion publique dans ce contexte difficile où vont se jouer des batailles
décisives. Bien sûr, il faudra prévoir des modalités qui prennent en compte les risques de contagion.
Mais la vie connectée ne peut durablement se substituer à la vie vécue, et les succédanés de débats
par Internet ne remplaceront jamais la présence en chair et en os, le dialogue de vive voix. Chacune
et chacun doit réfléchir dès maintenant à la manière dont il est possible de défendre ce droit à la
rencontre (réunions d’habitants, assemblées populaires, manifestations), sans lequel aucun droit
politique n’est possible, et sans lequel aucun rapport de force, pour quelque lutte que ce soit, ne peut
jamais se constituer.

 

 

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Argumentaire contre la smart city,

document de synthèse évolutif  servant contre le projet de Rodez, dont une version fut envoyée en janvier 2020 aux élus Ruthénois, par le collectif du Vallon.

(mis à jour 27/04/2020)

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Edito du rédacteur en chef du Monde Diplomatique,

Serge Halimi, avril 2020

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“(…) Corollaire du « Restez chez vous » et de la « distanciation », l’ensemble de nos sociabilités risquent d’être bouleversées par la numérisation accélérée de nos sociétés. L’urgence sanitaire rendra encore plus pressante, ou totalement caduque, la question de savoir s’il est encore possible de vivre sans Internet (2). Chacun doit déjà détenir des papiers d’identité sur lui ; bientôt, un téléphone portable sera non seulement utile, mais requis à des fins de contrôle. Et, puisque les pièces de monnaie et les billets constituent une source potentielle de contamination, les cartes bancaires, devenues garantie de santé publique, permettront que chaque achat soit répertorié, enregistré, archivé. « Crédit social » à la chinoise ou « capitalisme de surveillance », le recul historique du droit inaliénable de ne pas laisser trace de son passage quand on ne transgresse aucune loi s’installe dans nos esprits et dans nos vies sans rencontrer d’autre réaction qu’une sidération immature. Avant le coronavirus, il était déjà devenu impossible de prendre un train sans décliner son état-civil ; utiliser en ligne son compte en banque imposait de faire connaître son numéro de téléphone portable ; se promener garantissait qu’on était filmé. Avec la crise sanitaire, un nouveau pas est franchi. À Paris, des drones surveillent les zones interdites d’accès ; en Corée du Sud, des capteurs alertent les autorités quand la température d’un habitant présente un danger pour la collectivité ; en Pologne, les habitants doivent choisir entre l’installation d’une application de vérification de confinement sur leur portable et des visites inopinées de la police à leur domicile (3). Par temps de catastrophe, de tels dispositifs de surveillance sont plébiscités. Mais ils survivent toujours aux urgences qui les ont enfantés.

Les bouleversements économiques qui se dessinent consolident eux aussi un univers où les libertés se resserrent. Pour éviter toute contamination, des millions de commerces alimentaires, de cafés, de cinémas, de libraires ont fermé dans le monde entier. Ils ne disposent pas de service de livraison à domicile et n’ont pas la chance de vendre des contenus virtuels. La crise passée, combien d’entre eux rouvriront, et dans quel état ? Les affaires seront plus souriantes en revanche pour des géants de la distribution comme Amazon, qui s’apprête à créer des centaines de milliers d’emplois de chauffeur et de manutentionnaire, ou Walmart, qui annonce le recrutement supplémentaire de 150 000 « associés ». Or qui mieux qu’eux connaît nos goûts et nos choix ? En ce sens, la crise du coronavirus pourrait constituer une répétition générale qui préfigure la dissolution des derniers foyers de résistance au capitalisme numérique et à l’avènement d’une société sans contact (4).

À moins que… À moins que des voix, des gestes, des partis, des peuples, des États ne perturbent ce scénario écrit d’avance. Il est courant d’entendre : « La politique, ça ne me concerne pas. » Jusqu’au jour où chacun comprend que ce sont des choix politiques qui ont obligé des médecins à trier les malades qu’ils vont tenter de sauver et ceux qu’ils doivent sacrifier. Nous y sommes.

(…)

Avec le souci d’agir. Dès maintenant. Car, contrairement à ce que le président français a suggéré, il ne s’agit plus d’« interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde ». La réponse est connue : il faut en changer. Dès maintenant.

(…)”

 

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Coronavirus : exemples d’utilisations des technologies de surveillance numérique et de l’Intelligence artificielle dans 18 pays

par le collectif du Vallon,  juin 2020

 

En Australie-Occidentale « le gouverneur a désormais autorité pour imposer des bracelets électroniques aux personnes potentiellement infectées par le coronavirus et placées à l’isolement »https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/TREGUER/61752

 

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Groupe Marcuse : “Notre libre-arbitre est aspiré par Internet”

Journal Marianne.

Publié le 19/08/2019 à 16:40

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Jusqu’ici, le lien est trop rarement fait entre asservissement économique et usage intensif du numérique, entre régression démocratique et informatisation galopante.

(…)

Tel est l’enjeu de notre livre : faire entrer la technologie dans le champ de la délibération politique ; montrer que son développement permanent et programmé est un outil de choix dans l’arsenal des couches dirigeantes, pour réduire à néant les formes de solidarité et de justice sociales existantes, les liens directs entre les gens, les capacités populaires de résistance ; et qu’il est donc possible et indispensable de s’opposer à ce développement – sans être réactionnaire, au contraire.

(…)

 Rappelons simplement, sans entrer dans le détail des nouvelles “applis” qui fleurissent chaque semaine, quelques annonces importantes du printemps écoulé : le ticket de métro va disparaître à Paris, remplacé par une carte à puce, comme celle du pass Navigo ; Agnès Buzyn a annoncé le passage de la Carte Vitale sur smartphone pour 2021 ; la SNCF programme la suppression de tous les guichets de gare, elle fait en sorte qu’on ne puisse bientôt plus prendre de billet de train sans internet. Et puis, bien sûr, le gouvernement organise la mise en place du réseau d’ondes dites 5G, qui favorisera la multiplication des objets connectés capables de « communiquer » entre eux et nous permettra de télécharger des vidéos encore plus vite et plus souvent.Est-ce qu’on prend la mesure de cette somme de petits basculements ? De la portée politique, écologique et anthropologique de cette véritable délocalisation de la vie sur le réseau ? Nous pensons d’une part que la question sociale aujourd’hui se joue là, car c’est de cette “délocalisation” que la capitalisme et l’oligarchie tirent une partie de leur pouvoir, de leur capacité assez inédite à réduire les peuples à l’impuissance, quelle que soit la colère qui couve ou explose.

(…)

les gens qui nous écoutent ou nous lisent ont souvent l’impression que nous prônons une forme d’ascèse numérique. Or, ce n’est pas le cas. (…)

Ce qu’il faut avant tout retenir de notre propos, c’est que nous essayons d’en faire justement un problème politique et non une question d’éthique personnelle. Il est certain qu’acheter des livres par Amazon quand on prétend avoir des convictions sociales, voire socialistes, nous semble problématique. Mais ce qui nous importe, c’est de faire émerger une opposition aux politiques publiques et aux projets d’entreprise qui promeuvent le mode de vie connecté et l’addiction au numérique. Nous voudrions que salariés et usagers de la SNCF luttent ensemble contre la suppression programmée des guichets.

(…)

Puis, en plus de mettre la planète à notre disposition, le numérique met le travail d’autrui à notre disposition d’une manière qui rappelle des formes de domesticité qu’on croyait disparue. Je clique, et hop un cab apparaît au coin de la rue pour moi ; je caresse mon écran, et ding dong, voilà le livreur qui m’apporte le repas tout prêt – c’est vrai qu’il n’est pas en livrée, mais mieux vaut ne pas trop se pencher sur ses conditions d’emploi. Là encore, c’est une radicalisation de tendances inscrites dans la société de consommation, où l’on dépend entièrement du travail d’autrui organisé à échelle industrielle. Mais le seuil que fait franchir le numérique en matière d’exploitation et de réification des autres est trop rarement perçu.

(…)

L’informatisation et le fonctionnement en expansion incessante d’internet sont en train de devenir le coeur battant de la catastrophe écologique : accumulation de déchets ingérables, augmentation effrénée de l’extraction minière, qui est de plus en plus polluante et destructrice, croissance exponentielle de l’énergie consommée – si les choses suivent leur cours, il est prévu que le système informatique consomme à lui tout seul autant d’électricité en 2030 que le monde entier en 2008 !

Un datacenter consomme autant d’électricité qu’une ville de 30 000 habitants ; envoyer un email avec une pièce jointe consomme autant que laisser une ampoule allumée pendant une heure ; les 140 milliards de requêtes effectuées chaque heure sur Google dans le monde émettent autant de CO2 que 1000 allers-retours Paris/New York en avion !!!

 

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COVID-19 : EN ROUTE POUR LA 5G ?

Le gouvernement a offert grâce à l’état d’urgence sanitaire une liberté totale aux opérateurs de téléphonie mobile pour implanter de nouvelles antennes-relais. Les associations dénoncent une mesure incontrôlable, qui pourrait permettre à l’industrie de préparer discrètement le déploiement de la 5G.

 

Lire ici sur L’Age de Faire

Extraits :

“La Fédération française des télécoms nous indique ainsi qu’il «s’agit de pouvoir intervenir en urgence pour garantir l’intégrité du réseau dans cette période inédite de confinement, le cas échéant en installant des équipements à titre temporaire qui devront être démontés au plus tard dans les deux mois post état d’urgence sanitaire». (…)

Vincent Corneloup  (avocat de Robin des Toits) exprime donc la nécessité d’une double vigilance. «Lorsque l’état d’urgence sera fini, soit les nouvelles installations devront être démontées, soit elles devront être soumises au régime de contrôle normal (autorisation de l’ANFR, dépôt d’un dossier d’information mairie et d’une déclaration préalable). Donc, si quelqu’un voit une antenne être implantée près de chez lui, il doit en prendre acte et pourra agir à la fin du confinement.» Deuxième vigilance : de nouvelles antennes ne peuvent être installées «que si c’est strictement nécessaire pour assurer le service durant l’état d’urgence sanitaire. Il est absolument hors de question que les opérateurs en profitent pour installer par exemple du matériel 5G!»

(…)

Mais qui aura la capacité de vérifier que cet engagement est bien tenu? Et que les industriels ne vont pas en profiter pour installer ou pré-installer des dispositifs qui seront par la suite utilisés pour la 5G, prévu pour couvrir l’ensemble du territoire? «Nous savons que, économiquement, les opérateurs n’ont pas intérêt à implanter des antennes dans les zones grises, très peu peuplées, explique Pierre-Marie Théveniaud. S’ils le font, on peut donc soupçonner que c’est en prévision du déploiement de la 5G. C’est le sens de la demande du gouvernement de couvrir l’ensemble du territoire.»

Une crainte largement partagée dans le milieu associatif. Dans un communiqué commun, Priartem (1), France Nature Environnement, CNAFAL (2) et Agir pour l’Environnement dénoncent «un coup bas, porté à ce dossier particulièrement sensible, dans une période exceptionnelle durant laquelle l’accès à l’information, à la participation citoyenne et à la justice en matière d’environnement et de droit des tiers est entravé. Sous prétexte de se prémunir contre la montée en charge des réseaux, il s’agit d’une véritable aubaine pour les opérateurs qui pourront, en toute discrétion, augmenter la puissance d’antennes, couvrir à peu de frais les zones blanches ou grises voire anticiper le déploiement de la 5G ».

(…)

Et donc, on va augmenter les effets sanitaires liés aux ondes, s’inquiète Pierre-Marie Théveniaud. «Des études montrent une diminution des défenses immunitaires en cas d’exposition aux ondes, et cela dès 1,3 V/m, des valeurs qui pourraient être atteintes très régulièrement avec ces ordonnances. Donc les gens déjà affaiblis auront encore une baisse de leurs défenses immunitaires, spécialement les personnes électrohypersensibles. Quand notre cher secrétaire d’État parle de quelques cas qui se trouvent dans cette situation [lors d’une émission sur France Inter du 29 mars, au cours de laquelle Cédric O a été interpellé par une auditrice électrohypersensible, Ndlr], ce n’est pas sérieux : un rapport de l’Anses parle de cinq millions de personnes! Cette façon de nier leur existence est extrêmement choquante!»

(…)

Stephen Kerckhove: «D’un côté, on affirme qu’avec le coronavirus, plus rien ne sera pareil, que tout est en train de changer… Bref, on nous refait le coup du tournant écologique de Macron qui a été annoncé trois fois déjà, avec tout le verbiage habituel. Là, il y a une situation d’urgence, et on va appliquer les recettes du passé pour préparer le monde de demain: le gouvernement prépare des exemptions fiscales massives, un plan de relance de l’industrie carbonée… Les exceptions liées à l’implantation des antennes sont du même acabit : plutôt que de réinterroger l’hyperconnection et la consommation d’énergie liée à tous ces réseaux, on va faciliter les installations pour permettre d’en accélérer le développement. »

 

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La «ville sûre» ou la gouvernance par les algorithmes

Article du Monde Diplomatique, Félix Treguer, juin 2019

Les outils policiers fondés sur le big data et l’intelligence artificielle se déploient dans de nombreuses villes françaises. À travers des expérimentations pilotées par des groupes privés qui cherchent à se hisser au niveau de la concurrence américaine ou chinoise, la «ville intelligente» révèle son vrai visage : celui d’une cité sous surveillance.

Lire ici

Ecouter la lecture de l’article ici par Lola Felouzis

 

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Manifeste contre la smart city,

par le collectif Technopolice, La Quadrature du Net et Attac

Lire ici

Extraits :

Partout sur le territoire français, la Smart City révèle son vrai visage : celui d’une mise sous surveillance totale de l’espace urbain à des fins policières.

À Toulouse, Valenciennes ou Paris, on expérimente la vidéosurveillance réputée « intelligente » car fondée sur le traitement automatisé des flux vidéos pour imposer la reconnaissance faciale.

À Saint-Étienne, une startup s’allie avec la mairie pour déployer des micros dans l’espace urbain afin d’alerter la police en cas de bruit suspect.

À Marseille où Nice, des industriels voraces comme Thalès ou Engie avancent main dans la main avec les élus pour pousser leurs projets de « Safe City », sorte de couteau-suisse sécuritaire qui va de la reconnaissance des émotions dans l’espace public urbain à l’interconnexion massive de bases de données à des fins de police prédictive, en passant par la surveillance des réseaux sociaux.

Les nouvelles technologies informatiques comme le Big Data et l’Intelligence Artificielle sont la clé de voûte de ces différents projets. Ce sont elles qui doivent permettre de faire sens de toutes les données que l’on saura produire ou collecter, établir des corrélations, faire des recoupages statistiques, tracer des individus ou administrer des lieux.

La Smart City fait ainsi de la Technopolice notre futur. Sous couvert d’optimisation et d’aide à la décision, elle transforme l’urbanité toute entière pour en faire une vaste entreprise de surveillance. Une surveillance macroscopique d’abord, dédiée à un pilotage serré et en temps réel des flux de population et de marchandises, à une gestion centralisée depuis un centre de commandement hyperconnecté. Puis, une surveillance rapprochée des individus et des groupes : dès que des comportements « suspects » sont détectés, les appareils répressifs pourront fondre sur eux, « préempter la menace » et réprimer la moindre petite infraction à l’ordre public. Ou à l’inverse récompenser les citoyens jugés vertueux (…).

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Facebook contre les lieux publics

Article du Monde Diplomatique, avril 2019, Eric Klinenberg

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Signe d’une puissance incontrôlée, Amazon a mis en concurrence les villes américaines pour l’accueil de son deuxième siège — et des emplois correspondants — en échange d’exonérations d’impôts. Là où passe l’industrie numérique, les services publics trépassent. Ils sont remplacés par des plates-formes en ligne dont les fondateurs prétendent fallacieusement œuvrer pour le bien commun.

(…) La priorité des multinationales de la Silicon Valley n’est pas d’inciter les gens à s’aventurer dans l’univers des rencontres physiques, mais de les pousser à rester derrière leur écran. Or, pour nouer des liens susceptibles d’aboutir à des rapports de confiance et de reconstruire la société, il faut des interactions dans des lieux concrets — et pas seulement des pokes (apostrophes numériques) et des «j’aime» échangés avec des «amis» en ligne.

(…) Alors que nos interactions sans fin avec des écrans menacent d’éclipser les moments que nous partageons avec d’autres personnes bien réelles, des communautés partout dans le monde dénoncent les limites de la vie en ligne. Et redécouvrent le goût des maisons du peuple où l’on peut encore se retrouver.

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Sans scrupules, les Gafam extraient l’«attention» de nos vies

Reporterre, 1 février 2020, par l’association Lèves les yeux

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 Extraits : ” La professeure de Harvard Shoshana Zuboff : «Il y a une concentration extrême de savoir et de pouvoir. Les capitalistes de la surveillance savent tout de nous, nous ne savons rien d’eux.»

Tristan Harris, ancien «responsable du design éthique» chez Google, se radicalise face à l’absence de réaction publique : la technologie «dégrade l’humain», parce qu’elle a installé «une économie de l’extraction de l’attention». Son alerte doit être entendue (…)

 

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Un capitalisme de surveillance

votre brosse à dent vous espionne

par Shoshana Zuboff

Lecture audio de l’article du Monde Diplomatique de janvier 2019

L’industrie numérique prospère grâce à un principe presque enfantin : extraire les données personnelles et vendre aux annonceurs des prédictions sur le comportement des utilisateurs. Mais, pour que les profits croissent, le pronostic doit se changer en certitude. Pour cela, il ne suffit plus de prévoir : il s’agit désormais de modifier à grande échelle les conduites humaines.

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Petites victoires :

le projet WIFI publique dans la Communauté des Communes Conques-Marcillac subit son second revers,

après Valady, Marcillac abandonne le projet suite à notre action :

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Compteurs Linky : obtention du rapport d’expertise au sujet de l’incendie de Millau, après une année de procédure 

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Crise du coronavirus et école numérique

Le Monde d’Après

Prendre soin de nos élèves, des êtres humains et du monde vivant.
Quel professionnel de l’éducation choisissons-nous d’être ?
Quel monde soutenons-nous ?

Texte de Valérie Schacher, professeur documentaliste, avril 2020

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Extraits :

(L’Education nationale) par ses encouragements officiels aux multiples connexions quotidiennes, elle participe à l’augmentation de l’équipement multimédia des familles2, de la consommation énergétique française et donc mondiale mais aussi à la pollution de toute la chaîne de production de ces équipements et infrastructures, depuis l’extraction dévastatrice de métaux et terres rares4, l’exploitation insoutenable de femmes, hommes et enfants prisonniers de conflits et mafias locales en lien avec les multinationales occidentales5, au transport sur des milliers de kilomètres de ces matériaux jusqu’à, enfin, la pollution générée par l’abandon des déchets en fin de vie, si possible loin de la France. S’ajoutent à ces problématiques écologiques et sociétales intenses des inquiétudes concernant l’impact de la surconsommation quotidienne d’écran, surtout pour de jeunes esprits, sur les plans sanitaires et psychologiques, ainsi que les questions cruciales des données personnelles et traces numériques.

Par ailleurs, les pratiques numériques favorisées, soutenues et mises en place par les directives nationales dans ce moment critique vont permettre sur le long terme d’imposer à une ampleur nationale, de la maternelle à l’université, des modes technologiques d’apprentissage, de communication, d’éducation « dématérialisés »7, à la manière de ce que Naomi Klein appelle la stratégie du choc8, qui ne se limite pas à la seule sphère éducative. C’est donc un formatage digital massif auquel sera soumis tout nouvel apprenant, dès son plus jeune âge relié à la matrice numérique, portée par les GAFAM et autres multinationales très investies dans l’éducation de leurs futurs consommateurs.

Quel monde voulons-nous construire avec nos élèves ? Quel monde soutenons-nous ? « Le Monde d’Après » proposé par l’Éducation Nationale, dévastateur, climaticide, porteur d’inégalités grandissantes entre les enfants du monde et surtout hypothéquant leur avenir en augmentant chaque jour un peu plus l’empreinteécologique de la France ? Si prendre soin de nos élèves signifie mettre en péril les conditions de vie d’autresélèves du monde, si c’est participer à l’« esclavage moderne » et accentuer la mise en danger du mondevivant, alors il est de notre devoir de dire non.
C’est un devoir éthique donc d’y renoncer, c’est refuser un progrès technologique et une croissance verte pourprivilégier un progrès écologique, humaniste. Nous pourrions ainsi “pédagogiser” la citation de Gandhi :
vivre simplement pour que d’autres simplement puissent vivre”, en “apprendre simplement pour que
d’autres simplement puissent apprendre”.

 

Livre : “Le désastre de l’école numérique”

Philippe Bihouix, ingénieur centralien, spécialiste de l’épuisement des ressources
minérales et promoteur des low-tech
Karine Mauvilly, journaliste, enseignante en collège, essayiste

– Seuil, 2016

Extraits choisis

« Les nouvelles technologies à l’école ne sont pas d’un grand secours pour combler les écarts de compétences entre élèves favorisés et défavorisés. C’est peut-être le constat le plus décevant de ce rapport » (rapport OCDE/Pisa 2015)

(…) Sandra Enlart fait l’hypothèse qu’ « une société digitalisée engendrera un retour… du faire,
du toucher, de la construction matérielle, de la réalisation « avec ses mains », et cela d’autant plus
pour ceux qui ont été mal à l’aise avec l’univers scolaire. »

(…) C’est ainsi que de nombreux métaux hightech,
dont les fameuses terres rares sont recyclés à moins de 1 %. Un gâchis irrémédiable pour les
générations futures.

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Cancers du cerveau : 4 fois plus de nouveaux cas de glioblastomes en 2018 selon 

Santé Publique France, 

les champs électromagnétiques artificiels comme facteurs d’explication

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Santé publique France est l’agence nationale de santé publique. Créée en mai 2016 par ordonnance et décret, c’est un établissement public administratif sous tutelle du ministère chargé de la Santé. Notre mission : améliorer et protéger la santé des populations. Cette mission s’articule autour de trois axes majeurs : anticiper, comprendre et agir.

“(…) En conclusion de son analyse, Santé Publique France considère que les facteurs extrinsèques qui peuvent jouer un rôle dans l’augmentation de l’incidence du glioblastome pourraient être :

« la radiothérapie cérébrale et peut‑être une exposition intense et prolongée aux pesticides (agriculteurs). Les dernières études épidémiologiques et les expérimentations animales seraient en faveur du rôle carcinogène des expositions aux champs électromagnétiques ”

Devoir absolu de protéger les enfants et les jeunes

Pour le Dr Annie Sasco, médecin épidémiologiste du cancer, ancienne Directrice d’Unité de Recherche au CIRC-OMS:

« L’évolution des taux d’incidence et de mortalité des tumeurs du système nerveux central dans leur ensemble et surtout des glioblastomes au cours des trente dernières années est particulièrement préoccupante. Bien sûr les conduites diagnostiques ont évolué et jouent un rôle surtout pour les personnes les plus âgées. Il n’en reste pas moins une augmentation réelle y compris chez les plus jeunes pour lesquels il est vraisemblable que les modalités diagnostiques ont moins changé que chez les personnes âgées et qui donc peut être liée à des facteurs environnementaux et en premier lieu à l’usage des téléphones portables ou sans fil. Informer le public devrait permettre de ne pas continuer sur cette trajectoire d’augmentation notamment chez les sujets jeunes, avec le devoir absolu de protéger les enfants en ne leur permettant pas d’utiliser un téléphone cellulaire et de façon générale en les protégeant de l’exposition aux champs électromagnétiques»”

 

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Conférence de Pièces et Main d’oeuvre 

La société de contrainte : l’homme machine dans un monde machine ou les aventures de la volonté de puissance.

le vendredi 13 mars 2020 à la Grange de Floyrac (Rodez).

 

Présentation en une minute

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(Les introductions sont les mêmes pour toutes les parties)

Première partie : qu’est-ce que la smart city (ville intelligente) et ses conséquences sur le citoyen ?

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Seconde partie : discussion sur le déferlement numérique et technologiste et ses conséquences politiques

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Troisième partie : qu’est-ce que le transhumanisme ?

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Quatrième partie. La technologie est la poursuite de la guerre (sociale, économique) par d’autres moyens : réflexions sur le pouvoir, la puissance, la machine, les robots, la police, la contrainte et l’organisation.

Ecouter ici

 

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50.000 satellites 5G ? Pourquoi faire ? Entretien avec Jean-Marie LOPEZ,

astronome et Président de la Société Astronomique de Montpellier et Président de l’Observatoire des Cévennes (situé dans le Parc Naturel des Cévennes).

Voir la vidéo ici

 

Plus de 1500 astronomes appellent à stopper urgemment le lancement des satellites 5G

4 février 2020

http://stoplinkymtp.over-blog.com/2020/01/appel-de-166-astronomes-le-14-janv.2020-a-stopper-urgemment-le-lancement-des-satellites-5g.html

 (…) À moyen et long terme, cela diminuera considérablement notre vue de l’Univers, créera plus de débris spatiaux et privera l’humanité d’une vue sans tache sur le ciel nocturne. Il a été calculé que la plupart de ces satellites seront visibles à l’œil nu (avec une luminosité comprise entre la 3ème et la 7ème magnitude, atteignant la luminosité des étoiles dans la constellation de la Petite Ourse (il n’y a que 172 étoiles dans le ciel entier dépassant la luminosité attendue des satellites Starlink, en particulier dans la période après le coucher et avant le lever du soleil). Ainsi, avec les satellites 50k, la «normalité» sera un ciel encombré d’objets artificiels (chaque degré carré du ciel aura un satellite s’y déplaçant lentement tout au long d’une nuit d’observation.

Ce n’est pas seulement les observations avec des télescopes à champ large qui seront détériorées (par exemple LSST [2] ou VST [3] ou Pan-STARRS [4],…), mais également les expositions profondes / longues avec des installations  de petit champ qui le seront inévitablement aussi, voir photo et [7].

(…)

Pour aggraver la situation, avec le développement technologique actuel, la densité prévue d’émetteurs radiofréquences est impossible à envisager. En plus des millions de nouvelles stations de base de points d’accès sans fil commerciaux sur Terre directement connectées aux environ 50 000 nouveaux satellites dans l’espace, produiront au moins 200 milliards de nouveaux objets de transmission, selon les estimations, dans le cadre de l’Internet des objets (IoT) d’ici 2020-2022, et mille milliards d’objets quelques années plus tard. Un si grand nombre d’émissions radioélectriques pourrait rendre impossible la radioastronomie stations au sol sans une réelle protection fournie des zones de sécurité dans les pays où sont implantées des installations de radioastronomie. Nous souhaitons éviter que le développement technologique sans régulation sérieuse ne transforme la pratique de la radioastronomie en une science disparue.

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Industrie du doute :

Réponse de Docteur Davis et du Docteur Melnick, coordinateur de l’étude du National Toxicology Program (NTP) des Etats-Unis, au communiqué de la  Commission Fédérale des Communications (FCC) 

Pour rappel, l’étude du National Toxicology Program (NTP- Programme national de toxicologie)

pour la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis conclut à des tumeurs élévés à causes des fréquences de la téléphonie. C’est la plus importante étude de ces dernières années :

« l’étude conclut à un niveau de preuve avéré (900 MHz) pour les tumeurs cardiaques (schwannomes malins) chez les rats mâles (…) non seulement le rapport définitif n’affaiblit pas les conclusions antérieures, mais il renforce même certains niveaux de preuves suite à la procédure d’évaluation des résultats menée par un panel d’expert mandaté par le NTP» (Association Priartem, Lettre 38-39 page 15).

Voir la vidéo ici

 

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L’étude du National Toxicology Program (NTP- Programme national de toxicologie)

pour la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis

conclut à des tumeurs élévés à causes des fréquences de la téléphonie.

C’est la plus importante étude  de ces dernières années :

« l’étude conclut à un niveau de preuve avéré (900 MHz) pour les tumeurs cardiaques (schwannomes malins) chez les rats mâles (…) non seulement le rapport définitif n’affaiblit pas les conclusions antérieures, mais il renforce même certains niveaux de preuves suite à la procédure d’évaluation des résultats menée par un panel d’expert mandaté par le NTP» (Association Priartem, Lettre 38-39 page 15).

 

Le processus de travail du NTP expliqué par l’ANSES à Priartem (op.cit) : « Après publication des premiers résultats début 2016, un rapport préliminaire sur tous les résultats a été publié en février 2018. Des experts rapporteurs ont ensuite analysé ces résultats et posés un certain nombre de questions aux équipes du NTP qui ont réalisé l’étude. Celles-ci ont répondu, ont modifié éventuellement la présentation des résultats, ajouté des détails dans les rapports finaux. Ensuite, une consultation publique a eu lieu et un panel d’experts a revu l’étude. Tout cela constitue une garantie de solidité scientifique en matière de revue par d’autres experts, dans le cadre d’une institution, le NTP, qui n’est pas, par ailleurs, la première venue sur le sujet ».

A cela l’ICNIRP, association de lobbying des industriels des télécommunication qui ont instauré les normes (voir le dossier de synthèse page 50), trouve à redire, Priartem explique (op.cit) que selon l’ICNIRP, des limitations importantes dans la réalisation de l’étude empêchent de tirer des conclusions :

« mais qui sont ces treize soit disant scientifiques (…) un certain nombre d’entre eux n’a jamais publié sur le dossier RF et santé (…) un certain nombre d’entre eux a, ou a eu, des liens d’ intérêts avec les industriels (…) ce ne sont pas les compétence scientifiques qui ont valu à leur nomination (…) On ne saurait que trop leur conseiller de suivre l’exemple de leur ancien collègue James C.Lin, membre de l’ICNIRP de 2004 à 2016, qui publie dans Microwave Magazine de l’IEEE, et dès le rendu de conclusions du panel d’experts du NTP, un article sans équivoque « Clear evidence of Cell-Phone RF Radiation Cancer risque ». Il y pose clairement l’adéquation des normes, telles qu’édictées par l’ICNIRP (…) : « le moment est peut être venu de réévaluer, de réviser et de mettre à jour judicieusement ces lignes directrices ».

(…) La réplication de l’étude du NTP serait déjà en cours (…) les premiers noms (..) sont connus pour leur proximité avec l’industrie (A. Lerch, M Repacholi, E Van Deventer, Van Rongen, Vijayalaxmi, Joe Wiart)

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Un film primordial pour saisir les termes du débat imposés par l’industrie du doute quant aux champs électromagnétiques artificiels

Film

Ondes science et manigances

Une enquête choc de 2014, qui révèle les manipulations des industriels de la téléphonie mobile.
Dans le monde, depuis dix ans, la contestation contre les antennes de téléphonie mobile augmente. Elle s’appuie sur de nombreuses études scientifiques qui révèlent les effets des ondes électromagnétiques sur la santé. Pourtant, les États, les industriels et une partie de la communauté scientifique affirment que les normes sanitaires protègent le public.
A travers les parcours de lanceurs d’alerte, citoyens, journalistes, scientifiques, électro-hyper-sensibles, ce film dévoile comment les stratèges de la téléphonie mobile, manipulent la science pour répandre un message rassurant, qui met en doute les connaissances sur la nocivité de cette technologie.

Voir ici

 

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Lettre aux candidats aux élections municipales de mars 2020.

Courrier proposé par l’association Priartem, à envoyer aux candidats

Lire et télécharger ici 

Extraits : ” Aussi nous vous demandons, dès à présent, de vous engager sur les points suivants :

  • 1. mise en place dès votre élection d’une commission municipale des ondes avec des représentants de citoyens ; demande de création de l’instance de concertation départementale (ICD) ;

  • 2. prise immédiate d’un moratoire sur la 5G ;

  • 3. refus de toute déclaration préalable incomplète (mention d’antennes factices, inactives, leurre…) contenant en fait des projets cachés d’installation d’antennes 5G ;

  • 4. opposition à toute déclaration préalable d’implantation d’antennes à proximité de lieux d’habitation ou d’écoles ;

  • 5. demande systématique de simulation de champ pour toute nouvelle implantation et présentation des résultats devant la commission de concertation ;

  • 6. refus d’installation du WiFi dans les écoles et modifications en installations filaires si le WiFi est déjà installé ;

  • 7. si le linky n’est pas encore déployé sur votre commune, décision d’un moratoire et interpellation de l’Autorité Organisatrice de la Distribution d’Electricité (AODE) compétente ;

  • 8. information régulière de vos administrés concernant un usage raisonné des outils numériques afin que soient privilégiées les connexions filaires.

(…)

Le Comité Causse Comtal, association agréée protection de l’environnement en Aveyron.

comite-causse-comtal@laposte.net

La coordination des collectifs aveyronnais d’information sur les objets connectés et champs électromagnétiques artificiels, informant tous les mois des milliers d’aveyronnais.

Collectif du Vallon: collectifvallon@gmail.com

Collectif du Sud-Ouest-Aveyron : stoplinky.aso@gmail.com

Collectif du Saint-Affricain “restons intelligents” : restonsintelligents@laposte.net

Collectif de Millau : stoplinkymillau@protonmail.com

 

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Dossier de synthèse sur les Champs Electromagnétiques

mis à jour en mai 2020

Télécharger ici

 

  Prospectus à télécharger sur la 5G, la WIFi, l’électricité, les normes et l’industrie du doute….

Lire ici

 A compléter par le prospectus à télécharger sur les écrans, les enfants et les champs électromagnétiques:

Télécharger ici

 

“Monde connecté, corps malades :

un conseil municipal débat des objets connectés, de l'(in)intelligence artificielle et des champs électromagnétiques artificiels”.

Fiction du collectif du Vallon, février 2019

Lire ici

 

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Pétition :

Non à la WIFI publique dans le Vallon aveyronnais !

Refusons les projets de WIFI dans l’espace public
à Conques, Saint-Cyprien, Noilhac, Grand-Vabre, Clairvaux, Bruéjouls, Marcillac, Saint-Christophe, Valady, Salle-la Source (cascade), Sénergues, Lunel, Mouret, Muret-le-Château, Montfranc et Brusque (sud-Aveyron)

Signer la pétition ici

Les collectifs de l’Ouest-Aveyron, du Sud-Ouest Aveyron, du Nord-Aveyron, de Millau, du Saint-Affricain, du Vallon, l’ association la Fédération pour la Vie et la Sauvegarde des Grands Causses, l’association agréée environnement en Aveyron le Comité Causse Comtal ;
informent les élus sur l’inutilité touristique et le danger sanitaire  de ce projet.

Lire et télécharger ici la lettre qui fut envoyée aux élus

Écrivez à vos élus avec cette lettre :

Ici

 

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Tract

“La face cachée du numérique :

plus on dématérialise, plus on utilise de matière”

par les collectifs du Vallon et du sud-ouest Aveyron d’information sur les objets connectés et champs électromagnétiques

Lire et télécharger ici

 

Le coût écologique du numérique en version plus détaillée

Lire ici

Une consommation électrique et des gaz à effets de serres importants.

Des matières premières surexploitées

Consommation des opérateurs de téléphonie mobile, de la 5 G et de la smart city 

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Smart city de Rodez

Courrier à la mairie de Rodez au sujet de la smart city, décembre 2019 :

 par la Ligue des Droits de l’Homme, section de Rodez , par l‘association agréée protection de l’environnement le Comité Causse Comtal, par les collectifs du Vallon, de Saint-Affrique, de Millau, du sud-ouest Aveyron d’information sur les objets connectés

lire ici

 

Argumentaire contre la smart city de Rodez,

par les collectifs du Vallon, de Saint-Affrique, du sud-ouest Aveyron, de Millau, envoyé aux élus de Rodez

Lire ici

 

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Conférence du Pr Annie Sasco

Experte internationale sur les questions de santé environnementale et d’épidémiologie des cancers

5 G, WIFI, portables, smart city,
ondes artificielles :

Quelles conséquences sur la santé ?
Où en est la recherche ?

Mercredi 22 janvier 2020 à la Menuiserie de Millau à 20h30, organisé et filmé (merci à eux) par les Gilets Jaunes de Millau en partenariat avec les collectifs aveyronnais d’information sur les objets connectés et champs électromagnétiques artificiels.

Ecouter ici

 

Annie Sasco a cosigné l’Appel International sur le moratoire sur la 5G dont elle a été la coordonnatrice pour l’Europe. Elle est intervenue récemment à Copenhague au Parlement danois, au Sénat américain et à la Chambre des Députés italienne pour évoquer les effets des champs électromagnétiques sur l’humain.

Titulaire d’un Doctorat en médecine de l’Université de Bordeaux et de trois diplômes de Harvard aux Etats-Unis (MPH, SM Epidemiology and Biostatistics, DrPH Epidemiology, Biostatistics and Evaluation), elle est reconnue au niveau international comme experte sur les questions de santé environnementale et d’épidémiologie des cancers.

Elle a travaillé pendant 22 ans au Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) – Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Lyon, où elle a fondé et dirigé pendant neuf ans le Programme puis l’Unité de Recherche CIRC d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer.

Elle a aussi été pour deux ans Directrice par interim du Programme de contrôle du Cancer de l’OMS, avant de revenir à l’Université de Bordeaux comme Directrice de recherche dans une unité INSERM (Institut National de la santé et de la recherche Médicale). Elle possède une habilitation à diriger des Recherches de l’Université de Lyon.

Elle a travaillé sur des dossiers tels que la « viande aux hormones », les perturbateurs endocriniens divers (pesticides, le distilbène), les champs électromagnétiques (téléphonie mobile, lignes à haute tension) et aussi sur le tabac, le cannabis et les problématiques de mondialisation, environnement et communication en prévention des cancers.

Elle fut en 2005 l’une des quatre Françaises nominées dans le cadre du Prix Nobel de la Paix. Elle a été nommée en 2011 par décret interministériel au Haut Conseil des Biotechnologies (OGM) où elle a siégé pendant trois ans.

Ainsi, « Quand on a les titres et les attributions qui vont avec, c’est plus difficile d’être balayée d’un revers de main», prévient-elle.

Aujourd’hui retraitée, elle continue à titre bénévole ses activités et ses combats pour la santé des populations et pour une recherche qui se doit d’être totalement indépendante

 

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TROUPEAU DE VACHES CHAROLAISES EN PÂTURE PRES D'UN CHAMP ÉOLIENNES

Écouter l’émission ici

 

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“Rien à cacher”, Nothing to Hide

Documentaire dédié à l’acceptation de la surveillance dans la population à travers l’argument “je n’ai rien à cacher”. “Passionnant” (Inrocks), “Qui ouvre les yeux” (Forbes), “Inquiétant” (France 24).

Voir la vidéo ici

 

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Projet Hercule –

Non au démantèlement du service public de l’énergie et au déploiement des capteurs Linky

Les collectifs et associations engagés dans le combat contre le déploiement du compteur
Linky s’associent à la lutte contre le projet Hercule de démantèlement d’EDF.
L’un des axes de nos actions est la défense d’un accès égalitaire à l’énergie quel que soit le
lieu, notamment pour ceux qui souffrent de précarité énergétique.

Communiqué national soutenu par le collectif du Sud-Ouest Aveyron et du Vallon

Lire ici

 

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Procédure d’une centaine d’aveyronnais contre le Syndicat d’Energie Aveyronnais – Compteurs Linky

Toutes les étapes et précisions ici

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Blanche Gardin

“La technologie s’est accaparée nos rêves”

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